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Prévention des chutes accidentelles chez la personne âgée

Dernière mise à jour : 17 févr.

Publication de la Société Française de Documentation et de Recherche en Médecine Générale.


INTRODUCTION

Objet et limites des recommandations.


Le thème de travail proposé était :

prévention des chutes accidentelles chez la personne âgée. Le comité d'organisation a limité le sujet au risque encouru par la personne âgée dans ses lieux de vie habituels, qu'il s’agisse de son domicile ou de résidences médicalisées, incluant les hôpitaux locaux (ruraux) de long séjour, où interviennent les différents acteurs de médecine de premier recours.

Cette définition exclut donc le risque de chute encouru chez les personnes âgées hospitalisées dans les hôpitaux de court (prise en charge des pathologies aiguës) et

moyen (services de suite et de réadaptation) séjour, ainsi que les personnes âgées qu’un handicap préexistant confine au fauteuil (SEP, hémiplégies, maladies mal étiquetées du système extra-pyramidal).

Le comité d’organisation a en outre exclu les chutes intervenant à la suite d'un malaise, du fait des orientations étiologiques particulières que cela suppose, nécessitant une part spécifique de prise en charge médicale qui n’est pas l’objet de ces recommandations.

Les diverses pathologies qui peuvent être associées à un risque accru de chutes ne sont pas spécifiquement étudiées ici. Seules les altérations qu’elles entraînent sont abordées, dans le cadre du repérage des facteurs de risque de chutes.


Les questions posées par le comité d’organisation étaient les suivantes :

  • À partir de quel âge le risque de chute ou l'aggravation de ce risque deviennent-ils un problème spécifique à la personne âgée, ce qui revient à définir la notion même de personne âgée ?

  • Quelles sont les personnes âgées à risque de chute (caractéristiques psychosocio-pathologiques du chuteur) ? Quelles sont les caractéristiques des individus/groupes à haut risque ? Peut-on les repérer simplement dans la population générale ? Peut-on envisager un dépistage systématique avant même une première chute ? Y a-t-il des indices d'appel ?

  • Quelles sont les causes principales (et facteurs de risque) des chutes accidentelles des personnes âgées ?

  • Quelles sont les interventions possibles en prévention primaire et secondaire (non médicamenteuses et médicamenteuses) du risque de chute chez la personne âgée ? Quelles sont leurs indications, les moyens nécessaires et les interactions entre les intervenants ?

  • Qui sont les acteurs de santé concernés ? Comment envisager les possibles transferts de compétence, la complémentarité des tâches, l’organisation au domicile, la préparation des sorties d’hôpital, la place des hôpitaux de jour pour poursuivre l’adaptation au retour à domicile ? Quelles sont les ressources disponibles et/ou souhaitables (et comment les identifier) ?

  • Quelles sont les actions susceptibles de favoriser l'appropriation des recommandations par les professionnels et d’informer et de sensibiliser les personnes âgées et leur entourage ?

Les cibles de ces recommandations sont multiples :

  • professionnels de santé : médecins (généralistes, gériatres, neurologues, psychiatres, rééducateurs, etc.) ; kinésithérapeutes, ergothérapeutes, infirmiers, aides-soignants, psychologues, assistants sociaux ;

  • entourage non professionnel ;

  • personnes âgées, leurs familles ;

  • associations de patients ;

  • organismes ayant en charge les personnes âgées : services de soins à domicile ; services prestataires ou mandataires des auxiliaires de vie ; comités locaux d'intervention et de coordination ; services d'aide sociale ; caisses d'assurance maladie ; responsables municipaux ou départementaux d'action sociale et leurs services.



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