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DOSSIER
Etude sur la natation : preuve du lien entre le rythme circadien et la performance
Publiée le 14 mars 2007 dans " Sleep review "
Extrait de " Circadian Variation in Swim performance " de Christopher E. Kline, J. Larry Durstine, J. Mark Davis, Teresa A. Moore, Tina M. Devlin, Mark R. Zielinski, and Shawn D. Youngstedt
Une nouvelle étude confirme le lien entre le rythme circadien et les performances athlétiques.
La constatation a été publiée dans le " journal of applied physiology ", une des revues scientifiques
publiée mensuellement pas la société américaine de physiologie. (APS)
Pour mieux comprendre l'existence potentielle d'un lien entre le rythme circadien et
les performances en natation, les chercheurs ont évalué 25 nageurs de compétition pendant
50 heures consécutives. Les nageurs étaient soumis à un rythme sommeil/éveil, très court,
de 180 minutes, précisément 1 heure de sommeil dans l'obscurité et 2 heures d'éveil dans
une faible lumière. Ce rythme a été répété pendant tout le temps de l'observation.
Chaque nageur effectuait les six essais programmés sur une distance de 200 mètres
en effort maximal, qui étaient répartis de façon égale en 8 fois par jour.
Les données des horaires de sommeil/éveil, des performances, d'état de somnolence,
de l'énergie physique et mentale, de la fatigue physique et mentale et de la température du corps, ont été collectées.
Les premiers résultats de l'étude ont montré :
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Les performances sont liées de façon significative aux variations circadiennes
en rapport avec l'heure de la journée. Plus précisément, les performances sont
diminuées entre 2h et 8h du matin, par rapport aux autres heures de la journée.
Les meilleures performances sont à 23 heures.
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Il y avait une réelle supériorité des performances dans l'après midi/début de soirée,
par rapport au matin. Les résultats confirment les constatations précédentes d'une vraie
variation des performances en fonction de l'heure de la journée.
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Les cycles très courts de sommeil/éveil fournissent la première preuve claire de l'existence
du lien entre la régulation du rythme circadien et les performances athlétiques.
L'écart dû au rythme circadien entre la meilleure et la plus mauvaise performance dans cette étude
(5,84 secondes) peut avoir une importance considérable dans les compétitions athlétiques.
Par exemple, dans les compétitions féminines de 200 mètres nages libres aux jeux olympiques de 2004,
la première et la troisième place étaient séparées par seulement 0,42 secondes, et la première et
la huitième place étaient séparées par 1,17 secondes. Pour les hommes, 0,61 secondes séparaient
le gagnant de la troisième place, et 3,69 secondes le premier du huitième.
En démontrant un lien entre le rythme circadien et les performances athlétiques,
l'étude fournit une réelle justification pour expliquer les diminutions de performance
en rapport avec la désynchronisation du rythme circadien (décalage horaires multiples).
Cependant, en connaissant les heures de leurs pics de performance, les athlètes sont capables
de gérer leur rythme circadien de façon à ce que l'heure des pics de performances coïncident avec les heures des compétitions.
Dans l'environnement de la compétition sportive, dans lequel les enjeux financiers sont souvent élevés,
les équipes dirigeantes vont trouver utiles l'étude des concepts physiologiques comme le rythme circadien
pour fournir un réel avantage pour la victoire.
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