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Garder des rythmes de vie bien marqués est un gage de bonne santé.

Sources : Tranah GJ et al. J Am Geriatr Soc. 2010;58:282-291

De nombreuses fonctions de notre organisme sont sous la dépendance de notre horloge biologique interne qui fonctionne selon un rythme jour-nuit d'environ 24 heures, dit aussi rythme circadien. C'est le cas par exemple de la libération de certaines hormones, de la température corporelle, de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, du sommeil... De même nos activités au cours de la journée présentent des variations cycliques.

Avec l'âge, notre horloge biologique prend souvent de l'avance, ce qui se traduit par un besoin de sommeil plus tôt le soir et un réveil plus précoce. De plus, une diminution de l'amplitude de ces variations circadiennes est perceptible chez certaines personnes, les différences entre périodes de veille et périodes de sommeil étant moins franches.

Une mesure objective de l'amplitude des variations d'activité sur 24h a été effectuée à l'aide d'actimètres de poignet portés pendant au moins 3 jours consécutifs par 3027 femmes, non institutionnalisées, qui avaient entre 77 et 99 ans. Toutes les participantes se déplaçaient sans assistance et aucune n'avaient eu de fracture de hanche. Au cours d'un suivi de plus de 4 ans après ces enregistrements, 444 personnes sont décédées.
A âge égal, moins les personnes s'étaient montrées actives, plus leur risque de décès était élevé. Cette relation était maintenue après prise en compte de l'état général physique et mental ainsi que des facteurs de risque classiques. Le risque de mortalité était plus élevé chez les personnes dont l'activité maximale et l'activité moyenne étaient les plus faibles et chez qui les différences de rythme d'activité étaient les moins marquées. De plus, les personnes dont l'activité maximale se situait après 16h30 avaient un risque 2 fois plus grand de décéder d'un cancer ou d'un accident vasculaire cérébral que celles qui étaient surtout actives en début d'après-midi.
Ces observations semblent indiquer qu'une désynchronisation des rythmes biologiques de notre organisme a un impact fort sur l'état de santé général.

Il serait maintenant intéressant d'examiner les effets bénéfiques éventuels des interventions capables de réguler notre horloge interne, telles que l'activité physique ou la luminothérapie.

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