Tous les sites Vivago :

Recherche

DÉFICIENCE COGNITIVE: La suralimentation accélère la perte de mémoire

Sources : American Academy of Neurology Overeating May Double Risk of Memory Loss

A l'âge de 70 ans ou plus, plus la quantité de calories consommées chaque jour est élevée, plus le risque de déficience cognitive légère est important, conclut simplement cette étude présentée à la 64è réunion annuelle de l'American Academy of Neurology à la Nouvelle Orléans en avril 2012. Une conclusion s'impose, réduire raisonnablement les apports caloriques et opter pour un régime alimentaire sain reste un moyen simple de prévenir la perte de mémoire liée au vieillissement.

Les auteurs rappellent que la déficience cognitive légère est l'étape entre la perte de la mémoire normale qui vient avec le vieillissement et la maladie d'Alzheimer précoce. Leur étude suggère qu'une consommation alimentaire de 2.100 à 6.000 calories par jour peut doubler le risque de perte de mémoire ou de déficience cognitive légère chez les personnes âgées de 70 ans et plus.

La relation est dose-répondante, confirme l'auteur de l'étude, le Dr Yonas Geda de la Clinique Mayo (Arizona), membre de l'Académie américaine de neurologie. Son étude a été menée sur 1.233 personnes âgées de 70 à 89 ans, dont 163étaient atteintes de déficience cognitive légère. Les participants ont répondu à un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires et ont été divisés en trois groupes égaux en fonction de leur consommation calorique quotidienne. Un tiers des participants consommaient entre 600 et 1.526 calories par jour, un tiers entre 1.526 et 2.143 calories et un tiers entre 2.143 et 6.000 calories par jour.

Le risque de déficience cognitive légère fait plus que doubler pour le groupe à plus forte consommation calorique par rapport au groupe le plus faible. Les résultats restent inchangés après ajustement avec les autres facteurs de risque (cardio, diabète, éducationů). Le groupe de consommation calorique moyenne ne présente aucune différence significative du risque de déficience cognitive.

A noter : Au cours de la maladie d'Alzheimer une dénutrition apparait dans 40 % des cas et une boulimie dans 15 % des cas.

L'analyse de la survenue des chutes en fonction des changements de prescription d'antidépresseurs montre que le risque était maximal (multiplié par 2,8) au cours des 2 jours qui suivaient soit une nouvelle prescription, soit une augmentation de posologie.

Suivre la montre VIVAGO Wellness sur Twitter

Haut de page